Les livres, ces amis (2e partie)

Nous revoilà, pour partager ensemble un (bon) moment autour de ces chers amis que nous semblons partager ! (Si ce n’était pas le cas, cette fois, je suis sûre que tu ne serais pas en train de lire ces lignes…)

Je dois t’avouer que l’article est beaucoup plus long que prévu. Faut croire qu’à vouloir rendre hommage à mes livres préférés, ça donne un livre en soi ! ;-)

Pour te présenter ces fameux coups de cœur, je me suis posé la question suivante : si on devait les classer par catégories ?

 L’une de mes manières de classer les livres, c’est celle que j’ai mentionnée dans la 1ère partie de l’article : en romans et en livres « non-fiction ». Je vois tout de suite nos deux tables de nuit devant moi, dans notre chambre à coucher : celle de Jérémie, avec les livres « non-fiction », et celle de mon côté, avec les romans (la plupart du temps).

Une autre manière de les classer que j’aime bien consiste à séparer sur mon étagère (dans mon armoire) : à gauche, les livres déjà lus, à droite, ceux qui attendent patiemment de l’être. Quel plaisir de voir, visuellement, la rangée de droite glisser gentiment vers la gauche, au fil des mois !

Mais je crois que la façon de trier les livres que je préfère en est encore une tout autre. Elle se divise en 3 sections : la catégorie de livres que je me suis procurée moi-même (soit à la bibliothèque, soit à la librairie, soit commandé sur internet : en tout cas, par choix conscient), la catégorie de livres que des amis (ou des personnes inspirantes) m’ont fait parvenir (offerts, prêtés ou recommandés), et enfin, la catégorie de livres qui sont venus à moi, sans que je ne les cherche, ni que quelqu’un d’autre ne les ait cherchés pour moi. Je les appelle les « livres qui m’ont choisie. »

Pour chacune de ces 3 catégories, je vais te présenter quelques coups de cœur, si tu le veux bien ! Peut-être que je vais titiller ta curiosité sur l’un d’entre eux ? Les vacances de Noël ne sont pas loin… Il est encore temps de se procurer un bon bouquin pour les fêtes ! 

Premièrement, dans ces livres que je me suis procurée moi-même : d’innombrables romans (évidemment), particulièrement ceux de Christian Bobin et de Adrian Plass, qui ont marqué ma vie de manière significative. Mes préférés de Bobin : « L’homme qui marche », « La folle allure », « Le Très-Bas ». De Plass : « Le journal intime d’un chrétien chaotique », « Blind spots in the bible : puzzles and paradoxes that we tend to avoid ».

Du côté « roman d’amour », ma préférence va sans hésiter à Cecila Ahern, dont j’ai dû lire absolument chaque livre, tellement je l’adore. (Le plus célèbre, surtout à cause du film, c’est sans doute : « Ps : I love you ».

Ensuite (j’ai un peu hésité pour savoir si je devais l’avouer ici), il y a eu les romans « 50 shades » de E.L. James aussi. Non pas qu’ils aient marqué ma vie de façon durable, mais au milieu des couches, de vomis de bébé, d’heures de sommeil manquantes et d’épuisement maternel, ces bouquins érotiques ont été une véritable bouée de sauvetage pour ma libido… (Jérémie n’était pas mécontent, en tout cas !)

Depuis 7 ans environ, il y a aussi ma nouvelle copine (elle ne le sait pas – mais pour moi, c’est bien ce qu’elle est !) Tsh Oxenrieder qui change ma vision du monde ! J’avais commandé son livre « At home in the world » à l’aube de notre tour du monde, avec nos 3 enfants, en 2017. Elle avait écrit un livre sur son expérience similaire – et je lui dois énormément quant à la préparation mentale de cette aventure ! Depuis, je lis chaque vendredi son « mail de la semaine » et j’ai lu plusieurs autres de ses livres (Par ex. : « Notes from a blue bike – the art of living intentionally in a chaotic world »). Elle organise en plus des voyages culturels, où elle mêle les plaisirs touristiques à des visites guidées. Mon rêve ! (Elle a vécu plusieurs années en Turquie – elle sait ce que c’est, qu’une vie d’« expat », et m’a souvent fait rêver en décrivant ces « réalités d’ailleurs ».) Mais pour financer un de ces voyages, il faudrait que je mette sérieusement des sous de côté… Qui sait ? Peut-être pour mes 50 ans ?

 

Pour la deuxième catégorie, celle de livres que « je dois à quelqu’un », il m’est juste impossible de nommer les coups de cœur sans mentionner également les personnes qui m’ont fait le cadeau de ces lectures !

La liste sera longue, tu verras – et certainement que mon petit cerveau a encore oublié plein de livres délicieux (et donc des personnes précieuses à l’origine de ceux-ci…). Je m’en excuse d’avance, si ça sera ton cas !

 Pour commencer, je cite Claudia, mon ancienne voisine adorée, avec qui on partageait le même congélateur au garage, dans notre petit immeuble à Corbières. Un jour, en ouvrant le bac du haut de ce-dit congélateur, j’y ai trouvé un joli cadeau emballé. C’était un clin d’œil de notre amie : un livre, emballé tout beau, tout joli, et planqué à côté des glaces et des légumes surgelés. (Claudia : toi, tu sais pour qui étaient les glaces et pour qui étaient les légumes, chez les Valiton…)

Le livre incroyable qu’elle nous avait offert de manière aussi originale s’appelait : « Le charme discret de l’Intestin », écrit par Giulia Enders. Cette auteure fait partie des rares personnes qui arriveraient à me fasciner en me parlant du fonctionnement d’un piano ou de la mécanique d’un roulement à billes. Peu importe ce qu’elle t’explique, tu comprends ce qu’elle te dit. Et en plus, elle te fait rire en te décrivant des concepts très théoriques. J’adore. Un autre de tes livres, Claudia (que je dois te rendre encore, d’ailleurs) : « Devenir » de Michelle Obama. Je l’ai littéralement dévoré. Il a changé ma vision du monde, et particulièrement des questions autour de la couleur de peau. Si même elle, en tant que femme du président (à l’époque), elle dit qu’encore aujourd’hui, quand elle rentre dans une pièce, son premier réflexe est de scanner les gens pour voir si elle est « la seule noire »… J’ai compris qu’on ne pourra jamais totalement s’imaginer l’ampleur de cette question, quand on est né avec une peau blanche.

 

En restant un peu sur mes amis de cet immeuble à Corbières, comment ne pas citer tous les livres majestueux qui trônent dans notre bibliothèque, d’un certain monsieur Gérard Jaeger, historien, essayiste, poète et reporter (ainsi que le décrit Wikipedia), et avec qui nous avions l’honneur d’être voisins de palier ! Un immense merci Gérard et Béatrice, pour tout ce que vous nous avez offert, non seulement au travers de vos livres, mais également au travers de votre amitié si précieuse au fil de toutes ces dernières années ! C’est passionnant, de vous côtoyer ! Les livres qui m’ont le plus marquée sont : « Hong Kong », « Il était une fois le Titanic », « Indiscrétions d’atelier » et Jérémie a avalé d’une traite « Les Poilus – survivre à l’enfer des Tranchées 14-18 » et « Ella Maillart ou la grande traversée », pour n’en citer que certains.

 

Monique, notre amitié a vu le jour autour d’une discussion sur Christian Bobin, dans ce petit restaurant, en Espagne, il y a plus de 20 ans. Tu es la première personne que je connais qui partage avec moi l’amour de son écriture. Nos échanges autour de ce monsieur sont au moins aussi délicieux que notre paella, suivie de la crème catalane !  Tu m’as offert par la suite un autre coup de cœur : « Ce lien qui ne meurt jamais » par Lytta Basset. Elle y raconte la mort de son fils, qui s’est suicidé.

 Chloée aussi, tu m’as offert un de ses livres (de Lytta Basset) « La sainte colère » pile au moment où j’en avais besoin. Mon mari venait de se faire licencier (à la Ligue) et ce livre est venu m’accompagner dans mes heures de digestion de l’injustice. Monique et Chloée, je vous dois indirectement la formation que je suis en train de faire avec cette grande dame. Du nectar à l’état pur. (Formation en Accompagnement Spirituel- AASPIR). « Merci » n’est pas suffisant pour exprimer ma reconnaissance.

« Tout le bleu du Ciel », de Melissa Costa, c’est également à toi, chère Chloée, que je le dois. Merci d’avoir pensé à moi – qui suis touchée de près par cette question de démence.

Annette, ma chère sœur, j’aurais pu commencer par toi, évidemment. Les livres qui me proviennent de toi, je ne saurais même pas les énumérer. Nous filer nos coups de cœur est devenu un rituel, comme boire un thé ensemble. D’ailleurs, mon amour pour Adrian Plass, c’est à toi que je le dois, après réflexion ! En effet, quand j’étais malade, petite, tu me lisais des livres entiers pour me faire passer le temps ! Je chéris chaque souvenir de fou-rire qu’on a piqué ensemble, chaque larme versée autour de ces mots si délicieusement tournés. Aussi avec les livres de Ephraim Kishon. Tu te rappelles de la phrase : « Der Kopf hing aus dem Fenster, und die Zunge aus dem Mund heraus. Es schien ihm nicht sehr wohl zu sein. » ? Je me marre encore en m’imaginant la scène !

Un de tes livres plus récents que j’ai envie de citer : celui de ce SDF qui a été sauvé par un chat dans les rues de Londres. James Bowen, avec « Un chat des rues nommé Bob », décrit son histoire super touchante !

Lena : j’adore tes romans historiques que tu me prêtes, comme celui de Victoria Hislop : « L’ile des oubliés ». J’étais loin d’imaginer que la lèpre existait encore en Europe au 20e siècle, et encore plus loin d’imaginer que des gens avec cette maladie avaient été isolés sur une île en Crête pour y mourir, jusqu’en 1957 ! Quand je disais que je m’instruis tout autant, si ce n’est plus, avec des romans… Avec tes origines nordiques, tu m’as également fait découvrir des sagas suédoises, peuplées de créatures mystiques et d’histoires rocambolesques. Délicieux ! Mais évidemment qu’à côté de ces romans, les livres qui te ressemblent le plus et que j’ai découverts grâce à toi, ce sont ceux qui parlent éducation : par exemple, « Parler pour que les enfants écoutent, et écouter pour que les enfants parlent. » de Adèle Faber et Elaine Mazlish. Un must-read pour tous ceux qui côtoient des enfants de près ou de loin !

Véronique : quel bonheur, de lire les livres de ta jeunesse, au Québec ! Je me suis plongée dans des univers totalement inconnus grâce à toi, avec des romans de la pré-histoire, comme « Maïna » de Dominique Demers, ou des histoires de pionniers qui ont traversé l’océan pour aller peupler le nouveau monde. « Jeanne, fille du Roy », de Suzanne Martel m’a fait découvrir la beauté des grands espaces canadiens et leur histoire. Tu m’as également fait voyager sur d’autres continents, avec les livres émouvants de Khaled Hosseini : « Les cerfs-volants de Kaboul » et « And the mountains echoed » qui se passent en Afghanistan.

Heidi et Christian : j’adore zieuter votre bibliothèque, à chaque fois que je viens chez vous. Et même aux toilettes, on découvre des bouquins passionnants ! Celui qui m’a touché particulièrement, c’est celui de Nadia Bolz-Weber, cette pasteure et théologienne luthérienne (tatouée de partout) qui a fondé la « House for all sinners and saints ». J’ai adoré son bouquin : «Accidental saints : finding God in all the wrong people” !

Alexine : je ne suis pas sûre que tu m’aies parlé de Brene Brown en premier, mais en tout cas je sais que ses bouquins trônent dans votre salon et que tu représentes pour moi l’illustration-même de son message à l’humanité. Oser se montrer vulnérable – le chemin de toute une vie pour l’apprendre. Merci pour cette source d’inspiration que tu es pour moi ! C’était également Michael et toi qui m’aviez suggéré le fameux livre « Where the crawdads sing » (« Là où chantent les écrevisses »), de Delia Owens. Un joyau parmi les romans ! Une véritable ode à la nature, et plus particulièrement aux marais. (Le film n’est pas mal non-plus.)

Karin, le livre qui m’a le plus marqué de toi : « N’oublie pas les chevaux écumants du passé » de Christiane Singer. Quelle femme ! Merci de m’avoir fait goûter à son écriture. C’est également toi qui m’as fait découvrir notre cher Joël Dicker, en me filant « Le livre des Baltimore », au lieu d’aller directement le poser à la boîte à livres. Je me suis régalée.

Salomé Z. : tu m’as offert, quelques années plus tard « La Vérité sur Harry Quebert » (qui fait partie de la même trilogie que celui cité juste ci-dessus, de Dicker), et il m’a volé tellement d’heures de sommeil que je t’en ai presque voulu… ;-) Merci pour cette dédicace si motivante que tu m’avais écrite derrière la couverture : « Je t’envie de pouvoir le lire pour la première fois. » Quoi de plus invitant pour plonger la tête la première dans une histoire ? (J’espère qu’un jour, tu auras du plaisir à te plonger aussi dans le monde de « Outlander » ! Mais pas de stress ! Tu auras bien d’autres choses à faire, ces prochains temps, toi qui vas devenir Maman pour la 2e fois aujourd’hui… J’ai des larmes aux yeux en écrivant ça !)

Spéciale dédicace pour toi, chère Salomé Z. !

Tamara, tu m’as refilé une pile entière de livres du Dr. Henri Joyeux que je connaissais déjà depuis ma jeunesse. Je ne les ai pas encore tous lu, mais c’est à tous les coups de la lecture passionnante et enrichissante. Je viens de lire sur plusieurs mois celui dont j’avais besoin, en lien avec mes craintes sur la démence : « Tout savoir pour éviter Alzheimer et Parkinson – la voix rassurante du Professeur Joyeux. » Et bien sûr, tu es l’ambassadrice par excellence du livre « Les 5 langages de l’Amour », de Gary Chapman ! Un bijou, aussi, celui-là ! Mais mon coup de cœur absolu que j’ai découvert grâce à toi, c’est « Une rose et un balai – Petit traité de sagesse d’un balayeur de rue » de Michel Simonet, qui a œuvré durant 40 ans pour la propreté des rues de Fribourg, alors qu’il avait un doctorat en théologie en poche. J’adore comme il décrit qu’au début de sa « carrière », peu après avoir obtenu son doctorat, des connaissances de l’université s’arrêtaient parfois dans la rue et lui disaient d’un air consterné : « Mais qu’est-ce qui s’est passé pour que tu finisses là ? » A quoi il répondait : « Mais je ne finis pas là, je viens tout juste de commencer ! » Son deuxième bouquin, « Un couple et sept couffins » est également très touchant. Il y relate son histoire de famille nombreuse, toujours en lien avec son métier atypique. A recommander !

Muriel : hormis notre amour commun pour Bobin (et les nombreux livres que je dois encore te rendre de lui), tu m’as prêté une autre merveille : « Mille petits riens » de Jody Picoult. L’occasion de se plonger dans l’univers d’une infirmière noire, qui a le malheur d’être au mauvais endroit au mauvais moment. Un jeune couple de néo-nazis perd leur bébé à la maternité et se met en tête que cette pauvre femme l’a volontairement tué. Un monde totalement inconnu jusqu’alors pour moi, celui du néo-nazisme. Une fin de l’histoire très touchante- mais je ne vais pas le spoiler, au cas où quelqu’un ici aurait envie de le lire un jour !

Joane : merci pour ton livre « Respire », de Maud Ankaoua. Une bouffée d’oxygène, comme le titre le promet ! J’ai recopié plein de ses citations dans mon journal – et j’adore son message principal : le plan est toujours parfait. Te côtoyer, avec ta joie de vivre et ton rire si communicatif, c’est une belle preuve « que le plan est parfait » ! Merci ma Belle, pour ce clin d’œil du Ciel ambulant que tu es !  

Raphaelle, ta maman et toi, vous faites partie de mes recommandatrices de livres préférées ! Toujours des valeurs sûres ! Je vous dois entre autres : « Et au centre bat le cœur », du chirurgien cardiaque suisse, René Prêtre. J’ai adoré son parcours de vie, notamment le détail où il décrit que son inscription en médecine était un peu due au hasard, tellement il s’y était pris à la dèr’ pour l’inscription (situation avec laquelle je peux tout à fait m’identifier aussi…). Il y décrit également que sa capacité à travailler sur de tout petits cœurs lui venait en partie de sa jeunesse, où il bricolait toujours autour de la ferme, sur des moteurs de tracteurs et d’autres engins, où il fallait faire preuve de minutie. Passionnant, comme destin ! Non ?

C’est également toi, Raph, qui m’a prêté « Soul Force », terme utilisé par Martin Luther King dans un de ses discours qui donnent la chair de poule. Ce discours à lui seul mériterait une fois un article entier. (J’y réfléchis pour la suite.) Sache que cette force de l’âme, elle se dégage naturellement de ta personne et en plus, tu fais appel à cette force dans les gens qui te côtoient ! Je me sens toujours édifiée et encouragée à tes côtés !

Mis à part des bouquins inspirants, je te dois aussi la découverte de l’application « Lectio 365 » qui m’a permis de renouer avec ma lecture de la Bible (laissée un peu de côté, pendant une dizaine d’années). Cette manière d’appuyer sur « play » sur mon téléphone, et d’écouter la médiation du jour sur mon vélo, en me rendant au travail, c’est devenu source de grand plaisir pour moi ! Mille mercis !

Nath : j’adore échanger avec toi des romans qui se déroulent en Italie, avec un zeste de limoncello, beaucoup de chaleur, un brin de romantisme à l’italienne, des vespas à tous les coins de rue, et évidemment, de la musique de Adriano Celetano entre les lignes. Sans oublier la mer, évidemment. Des vacances, ça n’a jamais fait du mal à personne ! Si ça vous tente, ça s’appelle : « Ciao Bella », ou « Mamma Mia », de Serena Giuliano. Un bol d’air frais (ou chaud, plutôt).

Patricia, j’attends toujours que tu me prêtes « La chambre des merveilles » de Julien Sandrel - ton 1er livre que tu as lu de A à Z, « volontairement » ! Je me réjouis de le lire !

Un coup de cœur tout particulier, c’est le tien, Nao : tu as été bien patiente avec moi, car tu m’avais offert « Derrière ton sourire » il y a deux ans au moins. Aucune idée pourquoi – mais ce livre est resté deux ans dans ma rangée de droite, dans l’armoire (livres non-lus). Apparemment, ça ne devait pas encore être le bon timing pour moi – le fameux « kairos » dont on parle souvent dans ma formation. Mais ce printemps, en rentrant de la comédie musicale « Gladys Aylward », je me suis rappelé que c’était la même auteure, Marjorie Waefler, qui avait écrit ce fameux livre. Elle y parle de son fils, qui souffre du trouble désintégratif de l’enfance (une sorte de démence infantile). Un coup de poignard dans le cœur, raconté avec beaucoup de doigtée et de tendresse, et même, si j’ose dire, avec de la légèreté ! Merci Nao de m’avoir enrichie de cette lecture. Et merci à cette Marjorie qui a su si bien décrire le parcours de vie de leur famille, avec un enfant différent. Une ode à la vie, qui encourage à embrasser pleinement les gens tels qu’ils sont, et non comme on voudrait peut-être qu’ils soient (et aussi, à embrasser la vie, telle qu’elle est, et non comme on voudrait peut-être qu’elle soit)…

Joël Bussy : comment ne pas citer tes délicieuses BD « Sam et Salem », ainsi que tes « Méditations humoristiques – Pour un monde meilleur » que tu viens de sortir ? Un délice, de côtoyer ton monde intérieur – qui porte un regard si doux et si juste sur le monde extérieur !

Diane Brocard, toi qui accompagnes mes heures libres ces jours (sauf quand j’écris) avec ton magnifique livre « Reste assise sur ta chaise, respire et sois heureuse ». Quel privilège, de lire un bouquin de quelqu’un qu’on connaît (ou : croit connaître !) depuis des années ! C’est un magnifique cadeau que tu offres au monde en décrivant ta vie, cette belle « dianerie » ! J’ai adoré la liberté que tu prends de dire que ton bouquin, il sera inclassable, et que les libraires auront bien de la peine pour savoir où le ranger ! J’adore !

Laure Brienza, ton livre : “Miracle après l’épilepsie - Une nuit sans lune” vient de sortir (il y a 6 jours) ! Je n’ai pas encore eu l’occasion de me le procurer, mais les quelques extraits que j’ai pu glaner par-ci, par-là (sur FB) étaient TRES prometteurs ! J’ai hâte de me plonger dans ton récit de vie, et dans ce témoignage de guérison ! (Je me souviens notamment de ta phrase : “Ce n’est pas parce que j’ai été guérie que j’en oublie les malades.” WOW ! Touchée en plein coeur !)

Lytta - toi qui ne liras jamais mon blog - mais dont je reçois tant de bons conseils de lecture durant mes week-ends AASPIR : je viens de terminer celui de Viktor E. Frankl, ce psychiatre juif (autrichien), qui a survécu aux camps de concentration, mais y a perdu ses parents et sa femme qui était enceinte. Son livre, “Découvrir un sens à sa vie” relate de manière authentique et simple ses expériences dans les camps de travail. Il s’agirait dun des 10 livres les plus influents d’Amérique. Pour moi, ça aura été mon tout premier livre sur ma liseuse. Je m’en souviendrai encore longtemps !

Last but not least : cette liste ne serait pas complète si je n’adressais pas un immense MERCI en lettres capitales à Hélène Bonhomme, ainsi qu’à ses chroniqueuses incroyables qui rédigent des pépites d’or sur le site “Fabuleuses au Foyer”. D’ailleurs, il me semble que c’était toi, Guylène, qui m’en avais parlé la première fois, il y a une dizaine d’années, lors d’une promenade à Sauvablin ! Combien d’heures de lectures réconfortantes, de jour comme de nuit, j’ai passé sur ce site - et dans les livres publiées par Hélène également. On y trouve absolument tout ce qui touche à la femme, de près ou de loin ! (Qu’elle soit mère ou non, d’ailleurs !) Une vraie caverne d’Ali Baba !

 Et enfin, j’en arrive à la 3e catégorie : les livres « qui m’ont choisie » ! Ce sont ces livres qui viennent à nous, sans qu’on ne les cherche. Je suis sûre que tu vois de quoi je parle ! Mais rassure-toi : au vu de la longueur de cet article, je vais me contenter de te parler de 3 petits coups de cœur :

 

Le premier qui me vient, c’était dans cet hôtel à Morschach (Swiss Holiday Park) où on avait fêté les 70 ans de ma Maman (en juin 2016) avec tous mes frères et sœur, et tous nos enfants. C’était à peine deux mois après le décès de mon Papa. Le livre qui m’a alors sauté aux yeux dans la boite à livres du séjour s’intitulait « Der Sommer in dem es zu schneien begann » (L’été où il s’est mis à neiger). J’ai su immédiatement que ce livre était pour moi, car ce titre me rappelait ce fameux 18 avril si particulier, où mon Papa avait fermé les yeux et où on a ouvert les nôtres, le matin, sur un paysage enneigé, malgré la saison déjà avancée. Je me souviens très bien de la sortie de Jeanne (ma fille, qui avait alors 5 ans), lorsqu’elle a vu cette épaisse couche blanche qui recouvrait absolument tout, à perte de vue : « On dirait que le printemps a été se coucher. » Ce roman a été pour moi un cadeau du Ciel, dans cette période de deuil si particulière.

Un autre de ces livres « coups de cœur » s’est présenté à moi au restaurant Va Piano, à Fribourg. J’avais été m’y réfugier avec la poussette et mes 3 enfants en bas âge, lors d’une averse inattendue. Installée devant une tasse de thé fumante, les loulous occupés au coin enfants, j’ai parcouru les livres qui décoraient le coin lounge. Comme tu peux l’imaginer, la lecture constituaient un véritable luxe pour moi, durant ces années où les enfants étaient petits. Je ne pouvais me permettre uniquement quelques miettes par jour, tant le jonglage avec les tâches du quotidien était énorme. Cependant, ce titre-là : « Le Dieu de Jésus », s’est imposé à moi, telle une évidence. Impossible de le laisser dans ce restau – où de toute manière jamais personne ne l’ouvrirait… (Par acquis de conscience, j’ai tout de même été demander l’autorisation du barman avant de l’emporter. Avec un titre pareil, il a dû se dire que de toute manière, ça n’intéresserait pas grand monde.) Jacques Duquesne, l’auteur du livre, est devenu pour moi une véritable source de consolation, sur tant de sujets de la foi que je n’arrivais pas à concilier avec ma logique. Quel bien ça fait, de lire des réflexions de quelqu’un qui lutte/a lutté avec les mêmes questions que soi ! Notamment son chapitre : « Dieu n’est pas l’assassin de son fils » m’a mis du baume au cœur. J’ai commandé plusieurs autres livres de ce Duquesne par la suite. Merci à cette averse imprévue, qui m’a permis de faire la connaissance de cet auteur !

 

Et le dernier livre avec lequel je clos cet article s’intitule : « The Bee-keeper of Aleppo ». Il s’est présenté à moi dans une caisse verte, à la bibliothèque de Bulle, où il était écrit dessus : « Servez-vous ! » En général, pas l’endroit où l’on rencontre les livres les plus alléchants. Celui-ci pourtant était un véritable coup de foudre ! Christy Lefteri a réussi à ouvrir mes yeux sur la réalité bouleversante des réfugiés. Et qui sait ? Peut-être que ce livre a été une sorte de poteau indicateur pour nous, considérant le fait que Jérémie s’occupe aujourd’hui d’un centre pour réfugiés ?

 

En guise de conclusion, je te retourne tout logiquement ma question : et toi ? Tes coups de cœur ? Tu voudrais bien m’en partager quelques-uns ? Et pourquoi pas me préciser dans laquelle de mes catégories tu les classerais ? Je serais ravie de te lire !