Encore 4 dodos, et l’aventure commence ! Le calendrier de l’Avent, que nous découpons chaque jour afin de visualiser le compte à rebours, montre un avion le 18 décembre. Eh oui, nous décollons lundi qui vient !
Avant de partir, je vais quand-même t’expliquer ce qui nous a poussés, il y a 6 ans, à former ce genre de projet !
Nous étions alors en Chine, avec mon chéri, pour une année sabbatique. (Nomade depuis toute petite, j’avais dit un jour à mon homme que je le marierais, à condition qu’on n’allait pas s’installer à tout jamais dans une localité et y rester pour le restant de nos jours. Il a tenu sa promesse, et le continent asiatique a été notre premier lieu de destination.) Là-bas, nous avons entendu parler d’un principe d’agriculture qui se pratiquait dans l’Ancien Testament. Une sorte de règle d’or, pour assurer une fertilité maximale : tous les 7 ans, on laisse reposer la terre, on n’y touche pas, et elle se régénère toute seule. Cela a fait tilt dans nos cœurs : pourquoi ne pas appliquer ce principe à notre vie de famille ?
Une année sur sept deviendrait une sorte de « mise sur pause », de prise de recul : on se change les idées et de préférence, dans un autre pays, imbibés d’une autre culture. On se laisse le temps de vivre nos rêves, de revoir les priorités de notre quotidien, de rafraîchir la vision qu’on a de l’avenir, et si besoin, de redéfinir une nouvelle direction à prendre. (Suite à notre dernière année sabbatique, mon homme et moi avions changé de voie professionnelle : lui de pasteur à manager dans une école hôtelière, et moi d’enseignante à coach.)
Voilà donc l’origine de notre projet. La suite, elle s’est assemblée au fur et à mesure : notre passion pour les couples nous a amenés à rechercher une formation dans le domaine.
Nous en avons trouvé une de 4 mois à l’autre bout du monde : en Nouvelle-Zélande ! (Si ça t'intéresse, tu peux regarder ici) Ce pays ne nous est pas totalement inconnu, puisque ma sœur y a vécu de nombreuses années avec sa famille. Nous avions eu d’ailleurs l’opportunité d’aller les voir, lors de cette année sabbatique en Chine. Difficile de ne pas tomber amoureux de cette île ! Cela sera donc notre point crucial de notre voyage : se former pour approfondir le sujet « couple » afin de devenir des personnes de ressources en la matière.
La première escale que nous ferons sera le nord de la Thaïlande, Chiang Rai, où nous aurons la chance d’aller rendre visite à nos deux filleuls que nous parrainons avec l’organisation Compassion.
La deuxième escale se fera au Laos, chez nous amis Gaël et Ruth Letare, qui y vivent avec leurs trois enfants. Nous aurons la joie de célébrer Noël et Nouvel-An avec eux.
Et pour finir en beauté, nous rentrerons par l’autre côté du globe (nous ferons donc effectivement le tour du monde !) en s’arrêtant à San Francisco pour deux semaines. De là, nous aurons le bonheur de cheminer avec nos amis Patrick et Yaëlle, des backpackers hors-pair, qui nous initieront à la vie en mobil home. (Il s’agit des parrain-marraine de notre petit Marcel.)
Au travers de ce blog, je te propose de nous accompagner sur notre périple, avec le prix du billet d’avion en moins. Je serais honorée de partager avec toi nos grandes et petites aventures, et pour te souhaiter la bienvenue à bord, je te présente chaque membre de l’équipage :
Jérémie, l’homme de la situation. Il a un côté hyperactif qui nous rend la vie de famille palpitante. Il jongle avec les éléments du quotidien comme si tout n’était que joie et légèreté. (Lorsque, sous le coup de la fatigue, je lui ai demandé un exemple de deux activités qu’il arrivait à faire en même temps, il m’a répondu sans réfléchir : « Faire l’amour et regarder le foot. » Mouais, c’est ça… Dans ses REVES !!!)
Il lui arrive d’avoir des coups de blues, bien sûr, et j’avoue que secrètement, je suis ravie d’être par moments celle qui doit un peu le rassurer ou lui remonter le moral. (C’est si souvent l’inverse…) La qualité que j’apprécie le plus chez lui ? Sa façon de jouer avec nos enfants : il arrive à se plonger dans leur monde avec une facilité incroyable, et il sait transformer des larmes de tristesse en larmes de joie en un rien de temps. Son défaut principal (à mes yeux) ? Au volant, il subit une sorte de métamorphose profonde qui le fait devenir M. Justicier de la Route et qui classe automatiquement tous les autres conducteurs dans la case d’incompétents. Mieux vaut ne pas être dans la voiture devant ou derrière lui…
Jeanne, notre petite professeure sur pattes. Elle n’est jamais aussi heureuse que lorsqu’elle peut comprendre un nouveau concept ; elle analyse sous 14 angles différents les situations qu’elle rencontre et pose des questions et des questions et des questions à n’en plus finir. (J’ai inventé pour elle le système « Bip » : lorsque j’en peux plus, je dis ce mot magique, et là, elle sait qu’elle doit changer d’activité et ne plus me poser de questions pour un moment…) Son dernier défi de ce soir : expliquer au chat la différence entre un déménagement et le fait qu’on ne part que 5 mois. Le langage des signes ne semblait pas marcher, alors elle a décidé de lui faire un tableau demain, à suspendre en dessus de l’endroit où il dort habituellement (la table à langer…). On verra si le chat comprendra mieux par dessin. Jeanne a aussi un rire cristallin, surtout lorsque son petit frère fait des bêtises. Nul n’arrive à faire rire Jeanne comme Marcel. C’est également une grande aventurière : elle raffole des changements, quels qu’ils soient. (Elle nous demande régulièrement quand est-ce qu’elle aura 12 ans, parce qu’un jour on lui a dit qu’avant cet âge-là, on n’allait pas lui donner de natel…).
Sophie : on l’appelle communément « Schmusetiger », ce qui signifie « tigre à câlin ». Son langage d’amour principal, aucun doute, c’est le toucher physique. Et attention, lorsqu’elle fait un câlin, elle le fait corps, âme et esprit : ses petits yeux fermés solennellement, elle serre l’autre contre elle avec une douceur infinie. Son petit frère a en outre encore l’option « massage du crâne » : dès qu’il se trouve à moins de 50cm d’elle, Sophie lui chope la tête, lui glisse les deux mains dans les cheveux, et c’est parti pour une sorte de shampoing à sec. La plupart du temps, il semble apprécier la séance… C’est également Sophie qui exprime avec le plus de force ses émotions : autant dans la joie que dans la détresse ! Je la verrais très bien chanteuse d’opéra un jour. ;-) Mon papa, qui souffrait d’Alzheimer à la fin de sa vie, avait une certaine appréhension quand je venais en visite, accompagnée de Sophie… Il craignait pour ses oreilles avant même qu’elle n’ait l’occasion d’ouvrir la bouche. Cela n’a jamais empêché Sophie de se lancer dans ses bras, ou de se cocoller à ses jambes.
Marcel, notre grand cadeau du ciel : arrivé dans la famille un peu par surprise, c’est le nom qu’on lui a donné dès le début. Et ça lui va à merveille ! Ce petit garçon a l’art de faire fondre des glaciers (et ce n’est pas juste parce que je suis sa mère que je dis ça ! ;-) ) Déjà tout petit, ma belle-mère disait de lui qu’il était une sorte de « force tranquille ». Il ne dit pas grand chose, mais il déplace des montagnes. Son mot préféré ? « ‘aconte ! », et il vient poser ses fesses sur nos genoux en ouvrant le livre qu’il a choisi. Ses petits yeux bruns sont grand ouverts sur le monde, et je me réjouis déjà de voir notre aventure se refléter dans ce regard si tendre.
Voilà, et moi, tu me connais déjà. (Si ce n’est pas le cas, tu peux lire ça.) Je me sens vraiment privilégiée de faire partie de cette petite troupe et de partir en voyage avec eux !
Comme tout dernier point, je voudrais répondre à une question que peut-être tu t’es posée en entendant parler de notre projet : mais COMMENT ils font pour se payer ça ? Alors pour commencer, je ne pense pas que nous faisons partie des gens ultra-riches (ça dépend toujours à qui on se compare, on s’entend !). Mais je voudrais plutôt te dire que lorsqu’on a un rêve, et qu’on désire vraiment de tout cœur que ce rêve se réalise, eh bien, on trouve les moyens.
Chez nous, cela ressemble par exemple à un choix de n’acheter que des voitures d'occasion. (Et si la portière, par malchance (hehem...) est enfoncée, on ne la fait pas réparer, etc.) Côté habits et meubles, nous misons aussi sur le second-main, n’accordant aucune importance aux marques, aux objets de luxe, etc. C’est une question de priorités : le fait de collectionner des expériences de vie a plus de valeur à nos yeux que n’importe quoi de matériel.
Et ensuite, il y a bien entendu aussi des façons différentes de voyager. On évitera de claquer tout notre argent dans des hôtels super chers ; les jours où on mangera au resto, on privilégiera le repas de midi (car il y a le « menu du jour » contrairement au soir), et on se fera à manger soi-même, en achetant local autant que possible.
Voilà le programme : tu es motivé(e) de te joindre à nous ? (L’avantage que tu as, c’est qu’en disant oui, tu ne dois pas pour autant renoncer à la magie de Noël dans cette belle Suisse enneigée, avec le sapin, la famille, les amis, les biscuits, le coin de cheminée et compagnie… Tu nous en enverras des extraits, si tu veux bien ! D’accord ? Car j’avoue que j’ai un pincement au cœur de partir avant d’avoir vécu tout ça, cette année ! – je me rattraperai doublement l’année prochaine !)